• MINES DE LURI (Dpt 20) CORSE

    HISTORIQUE 

    En janvier 1859, Jean Vecchini, originaire de la commune de Luri, déclare à la Préfecture la découverte d'antimoine.

    Cette invention est contestée par le maire, Félix Giuseppi. Celui-ci obtient l'autorisation de poursuivre les travaux de recherches qu'il avait déjà engagés en vue de l'obtention d'une concession. Celle-ci lui est accordée le 16 juin 1863 en association avec Dominique Vecchini, frère de Jean. Ils font procéder à l'exploitation du principal filon situé au lieu-dit Castello et plus particulièrement au dépilage d'une colonne richement minéralisée, "la Tromba".

    Après le percement de quatre galeries à flanc de coteau, les concessionnaires font creuser, à partir de 1866, un puits de 24 m de profondeur dit "Via Nota", puis, à compter de 1870, un second puits, "Terra Rossa", constituant la colonne vertébrale de la mine.

    De 1870 à 1881, quatre niveaux de galeries sont percés autour de ce puits.

    En 1887, confrontés à des difficultés financières, les concessionnaires abandonnent l'exploitation à leurs ouvriers qu'ils sont dans l'impossibilité de rémunérer.

    La gestion de la mine est alors assumée par le Syndicat ouvrier, sous la responsabilité du maître-mineur Conforti.

    En 1890, la concession est cédée à la "Société Wiens Novelli & Southwell" créée avec le soutien de capitaux anglais. L'exploitation se développe alors jusqu'en 1893. De nouveaux aménagement sont effectués : doublement du puits Terra Rossa par un travers-banc desservant 8 niveaux de galeries, installation de 2 chaudières et de pompes à eau.

    Entre 1890 et 1897, 130 à 200 ouvriers, en grande partie originaires de Toscane, sont employés annuellement.

    La chute du cours du régule un alliage très en vogue au XIXe siècle due à l’importation de l’antimoine chinois, signe la fin de l’histoire de la mine.

     

    En 1899, ils ne sont plus que 30. Des manœuvres insulaires, parmi lesquels des femmes et des enfants originaires du village, travaillent au triage, à l'ensachage et au transport.

    En 1904, la société anglaise cède l'exploitation à une société italienne "Minière e fonderie d'antimonio", dont le siège social est établi à Gênes. Sous la direction de M. Vecelli, l'entreprise effectue de simples dépilages et fait conduire des recherches sur le filon de Spergame.

    En 1926, la concession de Luri est regroupée avec celle des mines d'antimoine d'Ersa et de Meria au sein de la "Société Minière du Cap Corse" gérée par l'ingénieur Flavigny Barrois, domicilié à Luri. Il fait procéder à des dépilages du filon de Spergame entre 1927 et 1939, date à laquelle sa société est mise en liquidation.

    En 1952, la "Société d'Etudes et de Recherches pour l'Antimoine", filiale de la "Société Nouvelle des Mines de la Lucette", reprend les deux concessions du Cap.

    En 1983, la "Société Nouvelle des Mines de la Lucette" devient concessionnaire de ces deux mines mais elle se désengage rapidement.

    La mise en sécurité du site sera réalisée en 2005.

    http://docplayer.fr/12213197-Des-espaces-naturels-geres.html

    http://www.geoforum.fr/topic/10556-il-faut-sauver-la-mine-de-magnetite-de-farinole-corse/

     

     SITUATION 

    Luri se trouve dans le Cap Corse, sur la D180 Santa Severa a Pino.

    A Luri prendre la route de Pino par Poggio, a 1km a l'Ouest après avoir traversé le ruisseau de Luri, on arrive au carrefour des routes de Poggio et de Castello, prendre cette dernière route. A droite se trouve un bâtiment en ruine et en face de gros déblais, plus haut dissimulées dans le maquis les galeries.

    Avec un ami nous avons visité la première mine au-dessus des éboulis, esplanade et au bout une entrée. La galerie était droite sur une vingtaine de mètres et effondrée au bout, avec une autre juste au-dessus qui ne faisait pas loi de 30mètres de longue droite avec en bout des éboulis ou j'ai trouvé de belles cristallisations de stibine dans les rochers,

     J'ai passé la tête par un trou au plafond de celle-ci, lorsque je suis redescendu je me suis rendu compte que le trou était tapissé par de gros criquets.  

     

    MATERIEL 

    Sac a dos, chaussures de randonnée, bâton, eau, casque de spéléo, lampes led, massette, pointerolle, burin, journaux ou plastique a bulle et boîtes plastiques pour porter les cristallisations qui sont fragiles.

    http://mineraux-de-corse.over-blog.com/

     

    Photo appartenant a l'Association Française de Microminéralogie 

     stibine Luri.jpg

     

     Auteur Jean Marie Laurent Dim 505*600 Tags Stibine 

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